Les "joies" de l'entrepreneuriat

Dans: Articles entrepreneuriat au féminin - Le blog de My Choupi Chouz | Paris Sur: Vues: 1152
Article du 12/08/2017.

« A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ! » 

Cela demeure toujours vrai aujourd’hui. Et dans mon cas, je ne sais pas si je triompherais, mais en tout cas, j’ai déjà vaincu quelques périls.

J’ai envie de partager avec vous ces moments difficiles qui rythment la vie d’un entrepreneur, en prenant des exemples concrets.

Pourquoi ai-je besoin de vous en parler ? Parce que j’ai peu de personnes qui partagent ces situations quotidiennes avec moi et je souhaite vous montrer que tout est possible avec un peu de courage et de volonté.

On m’a posé de nombreuses fois la question : «Es-tu sûre de bien vouloir faire ça ? » et à chaque fois, sans aucun doute, je répondais « bien sûr ! ».

Cela fait presque un an que je travaille à plein temps sur My Choupi Chouz. Je n’ai jamais baissé les bras. Néanmoins, plus j’approche du but, plus il m’arrive de douter. C’est un comble après toutes les embuches que j’ai déjà surmontées. Je suis perfectionniste mais, à un moment donné, il faut se jeter à l’eau ;)

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Voici un aperçu des situations et des décisions que j’ai prises, depuis la naissance de l’idée en 2015 :

  • Essayer de travailler après des longues journées de bureau et abandonner petit à petit par manque de temps
  • Voir que la concurrence prend de l’avance et pendant ce temps, être encore impuissante 
  • Recevoir une lettre recommandée d’une personne insatisfaite de ton dépôt de nom de marque car un mot est similaire à son parfum pour bébé
  • Prendre la décision de ne plus travailler en entreprise
  • Ne plus avoir de travail (en entreprise), passer des mois à améliorer la technique et ne jamais être satisfaite
  • Croire avoir enfin trouvé une technique qui fonctionne et la casser au bout d’une heure
  • Croire, quand même, à cette technique en pensant pouvoir l’améliorer, finir la rédaction du brevet et des plans 3D et vraiment douter de sa fonctionnalité
  • Repartir de zéro après 3 mois de travail quotidien, pendant lesquels tes mois de chômage s’envolent petit à petit
  • Remettre en cause le nom de ta marque déposée, pour laquelle les noms de domaines sont déjà achetés, et demander l’avis de tes amis qui t’apportent encore plus de doute
  • Prendre la décision d’un nouveau nom de marque très similaire à l’ancien car tu es convaincue de son histoire, malgré des avis mitigés qui persistent
  • Se rendre compte que tu n’auras certainement le droit à aucune aide financière dans quelques mois, au moment du lancement
  • Découvrir un pays, une culture et une langue avec lesquels tu vas travailler au quotidien (ndr : le Portugal)
  • Louer une voiture et conduire alors que tu ne conduis jamais à Paris
  • Réaliser la charge de travail que tu as avant le lancement et que tu es seule pour tout faire
  • Etre obligée de faire confiance aux usines mais à chaque information dévoilée, savoir que tu prends un risque
  • Se retrouver, lors de rendez-vous avec les usines, la seule étrangère (française)/jeune/fille et les écouter parler une langue que tu ne maîtrises pas
  • Douter
  • Etre dans l’attente d’une nouvelle péripétie car c’est trop calme à un moment donné
  • Voir tes amis qui avancent, doucement mais sûrement, dans leurs carrières professionnelles et ne pas savoir où tu en seras, dans quelques mois
  • Se sentir seule (parce que tu l'as bien voulu aussi)
  • Commencer à trouver le temps long et être impatiente
  • Passer plusieurs heures sur une publication pour les réseaux sociaux et faire un flop…
  • Apprendre après 2 mois de tentatives infructueuses d’échange avec une usine que celle-ci ne veut/peut pas travailler avec toi
  • Retrouver en un jour une nouvelle usine ayant un rôle fondamental
  • Batailler avec les usines pour qu’elles te donnent des réponses
  • Jongler avec plus de 6 usines différentes en différentes langues : français,  anglais, espagnol/portugais et chinois
  • Découvrir enfin le premier prototype (avec beaucoup retard) et se rendre compte d’un gros problème de fabrication
  • Trouver rapidement une solution pour améliorer le prototype (par toi-même car même si les usines ont les connaissances techniques, elles exécutent le plus souvent) 
  • Etre constamment en quête de perfection sur le produit
  • Comprendre que « 5 minutes » signifie « 4 heures » en portugais et que « bientôt » peut signifier « jamais »
  • Solliciter non-stop sa famille, son copain et ses amis pour qu’ils te prennent en photos avec des talons puis avec tes prototypes
  • Ne plus supporter les posts sur les réseaux sociaux tout en sachant que c’est une obligation pour monter une marque
  • Ne pas réussir à vraiment profiter des weekends ou voyages car chaque moment est bon à prendre pour travailler ou avoir une idée

 

Bref, à chaque obstacle, on apprend beaucoup alors je ne veux pas démotiver de futurs entrepreneurs ! Bientôt, je publierai un article « miroir » sur les compétences que j’ai développées, lors de cette année. Je n’ai jamais autant appris !

 

Je suis impatiente de vous montrer tout ce que je vous prépare.

 

Alors, on se bat et on réussit <3

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